roger-BotembeNé à Kinshasa, le 4 mars 1959, l’artiste peintre muraliste monumentaliste Botembe compte, parmi les nombreuses décorations de son palmarès, la Médaille d’or du Gouvernement belge, le Prix d’Excellence de la Ville de Bruxelles, le Prix du Musée d’Art contemporain de Louvain-la-Neuve. Il a bénéficié d’une longue et solide formation artistique et générale, appuyée par de nombreux voyages et stages au pays et à l’étranger. Citons à partir de la fin de ses études secondaires à l’Académie des Beaux-Arts à Kinshasa, son séjour à ‘Institut National des Arts à Abidjan (Côte d’Ivoire) et son admission à l’Ecole Royale des Beaux-Arts de Bruxelles.
Il a participé à de nombreuses expositions : Centre de Commerce International du Zaïre, Centre culturel français de Kinshasa, Centre culturel d’Auderghem (Bruxelles), Musée David et Alice Van Buren (Bruxelles), galerie Symphonie des Arts (Kinshasa), galerie Louis Van Bever et galerie De Clèves à Kinshasa.
En juillet 1995, l’exposition à l’Hôtel Intercontinental a été réalisée dans le cadre de l’association « Zaïr’Art case départ » dont il est membre fondateur et conseiller artistique.
Roger Botembe est un peintre des profondeurs de la vie. Il considère que la vie est essentiellement mouvement et mystère; il la guette, la surprend et la traduit par des formes de plus en plus énigmatiques que sa palette chromatique vient délimiter et dissoudre aux confins du figuratif et de l’abstraction. Sa peinture parle ainsi un langage dont les accents s’accordent et sont audibles en même temps dans deux univers à la fois : univers des vivants et des morts ou des esprits. Or, rien de tel pour cadrer er définir une totalité aussi débordante et incompréhensible que le rapport impénétrable de l’entre-deux-mondes; ce rapport merveilleusement rendu par les moyens expressifs du temps présent associés à l’évocation des images du passé et de toujours. Ce rapport aussi que les couleurs de la palette traditionnelle africaine, le rouge, le noir et le blanc, introduisent dans une quête d’associations surprenantes avec les tons chromatiques, d’invention nouvelle et librement choisies.
Les techniques actuelles lui servent à exhumer les fantasmes archaïques sous les figures de scènes, symboles et surtout du masque. le masque en effet représente, pour Botembe, cet opérateur de transition lui permettant de médiatiser à tout moment les mondes en rapport, et de voyager sans encombre d’un monde à l’autre. Il lui permet de parcourir l’orbite tracée par toutes les trajectoires de l’existence de l’homme en le faisant communier à l’universalité de
l’esprit. L’oeuvre picturale de l’artiste Roger Botembe peut, avec raison, être qualifiée de
« peinture métaphysique ». Son langage est un message de dignité pour l’homme et sa culture, de liberté et d’interpellation.